Librairie La Brèche, éditions pratique de propos délibéré une micro-édition sélective depuis les années 1990.
Plusieurs directions sont explorées sans exclusive de langue :
> la nouvelle littéraire (Mercè Rodoreda, en catalan ; Vladimir Korolenko, en russe)
> l'essai esthétique et philosophique (Elie Faure, Jean-Marie Guyau, Robert Misrahi, Thierry Paquot, John Thelwall) 
> la pensée et la poésie du monde (Yves Leclair, Michel Jourdan, Miguel Torga
> les romantismes du XIXe siècle, américain notamment (Emerson, Whitman, Thoreau, Muir, John Burroughs) ou français (Charles Nodier)
> les études reclusiennes, avec les Cahiers Elisée Reclus. (Créés en 1996, ils furent les premiers à rééditer et commenter des textes rares ou restés invisibles ; ils sont désormais publiés sous forme de « hors série » sporadiques). 
Certainement sensible à la qualité formelle de l'expression, Librairie La Brèche, éditions apprécie les auteurs impliqués dans leur œuvre et témoignant d'une forte présence aux êtres, à l'histoire et au monde.
> La revue Des PAYS HABITABLES {Naïveté Utopie Extravagance} a rejoint le catalogue au mois de mars 2020.

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31 juillet 2020



Prête pour l'envol 
de son numéro 2,
la revue Des PAYS HABITABLES
sera présente au 30° Salon de la revue
qui se tiendra à Paris les 10 et 11 octobre.




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12 juin 2020

 

Samedi soir, 31 mars [1845]

" Comment avez-vous passé cette journée des plus douces ? Dans l'activité ou en proie au doute – ce qui me peine. Il a fait tellement plus beau qu'hier ; la nature était dans une bien plus tendre et plus riche humeur. Il faut que nous parlions de nouveau des oiseaux. C'est au petit matin qu'ils entrent dans un ravissement tel que, par comparaison, leurs chants semblent froidement distants aux autres heures du jour. Je crois qu'ils ont appris et vécu depuis que j'ai parlé d'eux l'autre fois. Leurs notes se faisaient alors timides, car ils n'étaient pas sûrs de ne pas périr de froid avant d'avoir pu jouir du soleil sur ce monde magnifique. Mais aujourd'hui qu'ils en ont eu leur part, ils sont heureux. Allez-vous sourire devant pareille banalité de ma part ? Après tout, qu'avons-nous à échanger que ce genre de bagatelles ? Chacune d'elles est une note consignée dans ce grand livre de musique que critiques et historiens n'ont jamais ouvert, alors qu'il contient les plus chants les plus précieux. Oh ! Il existe dans ce monde des aperçus de ce que peut être une relation véritablement heureuse, simple comme entre des jeunes enfants, riche, variée, intelligente comme entre des hommes plus complets. Quelquefois, quelque part. En attendant, benedicite. "




Ceci est un extrait de Cinq lettres d'amour, de Margaret Fuller, traduites de l'anglais par Jean Duval et publiées dans Des PAYS HABITABLES N°1, printemps 2020.


 

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26 avril 2020




Librairie La Brèche, éditions & Pierre Mainard, éditeur
(distributeur en librairie de la revue
Des PAYS HABITABLES)
publient de concert la collection "Xénophilie".

Deux titres ont paru en édition bilingue :


Miguel TORGA Orphée rebelle


Poèmes traduits du portugais par Béatrice de Chavagnac
ISBN : 978-2-913751-50-7   12,50 €


Juan Sánchez PELÁEZ  Filiation obscure
Poèmes traduits de l'espagnol (Venezuela) par Jean-Yves Bériou et Martine Joulia
ISBN : 978-2-913751-59-0   14,50 €


LES DEUX LIVRES EN VENTE EN LIBRAIRIE
OU SUR 
https://pierre-mainard-editions.com/boutique/xenophilie/orphee-rebelle-edition-bilingue/
ET
https://pierre-mainard-editions.com/boutique/xenophilie/filiation-obscure-2/


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21 avril 2020

Vous obtiendrez des nouvelles
de notre revue ici :

« Des PAYS HABITABLES : “un point d’ancrage” »
par Éric Dussert, Ent’revues, avril 2020
« Des PAYS HABITABLES»  Éric Dussert,
 L’Alamblog, avril 2020
« Des PAYS HABITABLES n° 1 » par Tristan Hordé,
 Sitaudis, avril 2020


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Merci à Martin Paquot  
qui parle du premier numéro
des PAYS HABITABLES
dans la revue en ligne Topophile :


" Joël Cornuault  (…)  propose un nouveau rendez-vous semestriel intitulé Des pays habitables et sous-titré Naïveté Utopie Exubérance

Il s’agit d’un rendez-vous d’amis, familiers et étrangers, d’ici et d’ailleurs, d’aujourd’hui et d’hier. Vous pouvez passer une soirée en leur compagnie ou préférer les rencontrer en tête à tête, l’un après l’autre. Venez, ne soyez pas timide, je vous présente…


Margaret Fuller, féministe nord-américaine fameuse, proche d’Emerson et de Thoreau, nous confie quelques-unes de ses lettres d’amour à James Nathan : « J’ai ressenti, ces quatre derniers jours, un désir de votre présence proche de l’angoisse. Vous êtes si étroitement associé à tout ce qu’évoquent à l’esprit ces lieux, qu’il me paraissait impossible de les quitter sans nous y promener en parlant ensemble une dernière fois. »


Saint-Pol-Roux, poète, chaînon manquant entre Mallarmé et Breton, décrit la gorge sèche et l’œil goinfre le paysage qui défile depuis le train Paris-Marseille : « Vins rouges et or des plongeons solaires dans l’onde, vins blancs secs des torrents, chablis des ruisselets, lampées beaune et pommard des trèfles en fleur et des coquelicots, rasades de picolo des toits de tuiles et des murs de briques, petits crus des rivières ».


Alexander von Humboldt, explorateur et savant génial, nous guide dans la jungle nocturne : « Dans chaque buisson, dans l’écorce crevassée de l’arbre dans la motte de terre habitée par des hyménoptères, partout enfin la vie se révèle hautement : on dirait une de ces milles voix par lesquelles la nature parle à l’âme pieuse et sensible qui sait la comprendre. »


Anne-Marie Beeckman, poète « née de la dernière pluie », nous livre quelques pensées sur l’inutilité des voyages : « À laisser aller ainsi le voyage et alors même que la volonté première est de voir comment sont les choses – lieux, paysages, gens – en leur laissant le temps d’advenir, arrive toujours un temps où le lieu flotte, un temps où le temps n’est plus une mesure. et quand sont des notions qui se noient dans la non facture d’être. »


Et Julien Bosc, Élisée Reclus, Laurent Albarracin, Malcolm de Chazal, William Shakespeare, Cécile Even, Bernard Palissy… Les pays sont habitables – tout comme les mots – et chacun de ces auteurs nous le prouve avec amour, gourmandise, écoute et présence. "

https://topophile.net/savoir/des-pays-habitables/

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4 mars 2020


Des PAYS HABITABLES, N° 1
vient de paraître



Au sommaire :


Margaret Fuller
Cinq lettres d’amour
Julien Bosc
Neige d’avril (onze poèmes)
Élisée Reclus
La Cité du bon accord

Laurent Albarracin
Saint-Pol-Roux, fils prodigue de l’avenir

Saint-Pol-Roux
Madame la vie
&
L’OEil goinfre

Alexander von Humboldt
La Vie nocturne des animaux
dans la forêt primitive

Malcolm de Chazal
L’ère cosmique

William Shakespeare
Tirade de Mercutio

Cécile Even
Exaltation

Bernard Palissy
La Ville de forteresse

Anne-Marie Beeckman
Le Voyage de l’amibe ou De l’inutilité des voyages

En couverture, gravure de Louis Moreau (1883-1958) :
« L’En dehors » (c. 1922)

À l’intérieur, vignettes poissonneuses de Gabrielle Cornuault
84 pages, 13 € ISBN 978- 2-912753-54-0

Pour passer commande ou s'abonner
voir l'onglet  «Revue Des PAYS HABITABLES »


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Samedi 24 décembre 2019
LA REVUE
Des PAYS HABITABLES
est en préparation !
Le premier numéro de cette revue semestrielle
éditée par Librairie La Brèche, éditions
et diffusée auprès des libraires
par Pierre Mainard, éditeur,
sera mis en vente au mois de mars prochain.

Des PAYS HABITABLES
mettra directement en présence des textes venus
du passé pré-romantique jusqu'au surréalisme
et à ses alentours, et des textes contemporains
partageant cet état d'esprit.
Elle voudrait  ainsi participer d'une
sensibilité ininterrompue,
marquée par le rêve, l'émerveillement, l'exubérance
et, inséparablement,
par la conscience de ce que le réel lui oppose.


Elle portera en sous-titre la trilogie suivante :
" Naïveté - Utopie - Exubérance "
Rendez-vous au printemps !
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15 novembre 2018, vient de paraître : Séraphine, de Charles Nodier

Charles Nodier, Séraphine,
62 pages, 7,20 €


« Tous les développements de mon âme datent de ces jours éloignés. Je n'ai rien acquis ni rien perdu ; mais si j'étais mort en ce temps-là, ma vie n'aurait pas été moins complète. La vie est complète quand on a aimé une fois », affirme le narrateur de cette histoire de nature et d'amour.
Maxime Odin, c'est son nom, ne place en effet qu'une passion au-dessus de celle qu'il nourrit pour la vie agreste et les sciences naturelles : son amour pour Séraphine, une jeune fille de deux ans
son aînée.
De Charles Nodier (1788-1844), admirateur de Werther, Hubert Juin a pu dire qu'il était « le personnage de tous ses contes ». Il lui restait douze années à vivre lorsqu'il composa ce récit. Douze ans : exactement l'âge auquel Maxime Odin rencontra Séraphine.


Charles Nodier,  Séraphine, 62 pages sur papier bouffant

ISBN 978-2-912753-52-6. Prix : 7,20 €.



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La Musique des oiseaux, de Simeon Peace Cheney, est de nouveau disponible. Cheney (1823-1890) fut professeur de chant, arpenteur des forêts de la Nouvelle-Angleterre et grand amateur de sonorités naturelles. Il eut l'heureuse idée de noter uniquement à l'oreille les chants des oiseaux sur la gamme humaine.
D'où résultèrent des portraits exquis des habitants ailés dont il surprenait la voix.
Cheney est ici traduit pour la première fois en français, avec les partitions sur lesquelles il retranscrivait les mélodies aviaires.

Simeon Pease Cheney,
La Musique des oiseaux,
traduit de l'américain par Pierre Viréo,
32 pages, 7 €

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Vient de paraître : Filiation obscure, de Juan Sánchez Peláez


Juan Sánchez Peláez, Filiation obscure,
traduit de l'espagnol (Venezuela) par
Jean-Yves Bériou et Martine Joulia,
éditions bilingue, Coll. Xénophilie,
Librairie La Brèche & Pierre Mainard,
84 pages, 14 €

Présenté comme celui qui libéra la poésie du Venezuela de la "vieillerie poétique", Juan Sánchez Peláez (1922-2003) est, en Amérique du Sud, considéré comme l'un des plus grands poètes du passé.

L'expérience qui le marquera est la fréquentation du groupe de la revue surréaliste La Mandrágora, au Chili, où il se rendit en 1940. Delà, il ira en Argentine et deviendra l'ami du poète surréaliste Enrique Molina.

L'ignorance européenne à son sujet est paradoxale : il a passé une grande partie de sa vie loin de chez lui, à Bogotá et à New York, mais aussi à Madrid et à Paris dans les années 1950. Cette édition bilingue, Filiation obscure (Filiación oscura) devrait contribuer à lui rendre justice.

Ce livre est publié dans la collection "Xénophilie",  une coédition Librairie La Brèche, éditions & Pierre Mainard éditeur (http://pierre-mainard-editions.com/)
 

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Parmi les dernières publications :

La Botanique passionnelle, de Charles Fourier

Charles Fourier, « le grand poète de la vie harmonienne » (André Breton), nourrissait un haut amour des fleurs et des plantes. D'où ce bouquet prélevé dans un immense corpus destiné à refaire de fond en comble le monde connu.
N'allez pas trop vite en conclure qu'il s'agit là d'un paisible traité de botanique. Apprêtez-vous plutôt à traverser un univers d'une extravagance poétique et philosophique à nul autre comparable, et sans respect excessif pour la science de la nature, telle, du moins, que nous l'entendons aujourd'hui. L'optimisme à tout crin de Fourier nous dépayse entièrement. Sa botanique passe insensiblement des hortensias aux hommes-tulipes et au raisin de malvoisie. Et où avez-vous rencontré ailleurs des chiens mineurs, des anti-lions et des copulations sidérales ?


Charles Fourier,,
La Botanique passionnelle,
56 pages, 6,90 €